Si notre félin favori bascule de l’autonomie dans la crainte, il bénéficiera de la prise de « Mimulus
», indiqué contre la peur de choses connues, la timidité. Bien entendu la peur est aussi un mécanisme de survie, Mimulus ne sera donc indiqué que si le chat manifeste cette tendance à tout
moment et hors de propos. Les tendances « Mimulus » et « Clematis » peuvent s’interpénétrer : la peur empêchant le chat de sortir, il ne lui reste plus qu’à dormir. A noter toutefois que si
un chat est très craintif "de naissance", les résultats peuvent être moins satisfaisants. Par contre, lorsqu’un chat est devenu craintif, on aura la pleine efficacité du remède.
S’il est excessivement distant, vaguement condescendant et pas du tout câlin, donnant l’impression de tout savoir et de ne pas vouloir se mêler à la « valetaille », donnons-lui « Water
Violet » qui le rendra plus... « humain » et accessible. Attention toutefois : certains chats de race ont ce profil, qui ne pourra probablement pas être modifié, ou seulement très
partiellement.
Si c’est au contraire un mini-fauve, menant « une vie de chat de gouttière », indomptable, hyperactif, éventuellement très calin malgré tout, mais impossible à enfermer, avec peut-être des
accès de « folie » en nombre excessif, l’opposé exact en somme de Clematis... il bénéficiera de la prise de Chamomile. [2]. Notons bien que si notre chat voit sa sauvagerie ramenée à de
justes proportions, nous n’en ferons jamais un chat d’intérieur. Les élixirs floraux donnent la « juste mesure », sur la base de ce que l’individu est censé être, en évitant les
débordements. L’animal habituellement calme qui devient hyperactif bénéficiera par contre pleinement de la prise de cet élixir.
Le chien : un comportement de meute « Ils sont comme chien et chat » dit-on de deux personnes dont les caractères sont opposés, voire incompatibles. Tonique, expansif, exubérant, le chien
est aux antipodes du chat. L’harmonisation de son tempérament de base devra tenir compte de deux facteurs essentiels. Tout d’abord, la diversité des races canines : certaines ne sont pas du
tout aussi extraverties et pourront bénéficier des conseils donnés à propos du chat. Ensuite, le comportement de meute, profondément ancré chez le chien : si l’on fait preuve d’imprécision
dans son éducation, il en déduit tout naturellement qu’il est le chef de meute et se conduit ou essaie de se conduire en conséquence, ce qui est évidemment invivable pour la maisonnée, et
éventuellement pour l’animal lui-même.
Les fleurs de Bach ne remplacent pas le dressage Les fleurs de Bach ne pourront en aucune façon pallier à un tel laxisme, et ce n’est pas leur fonction : elles peuvent aider l’enfant en
difficulté scolaire, mais ne le dispenseront pas d’aller en classe ! Ce point est crucial, et on devra toujours le garder présent à l’esprit dans ce qui suit. Le chien a besoin de signes
bien précis lui indiquant sa place et son rôle, et qui ne s’improvisent pas : c’est au maître de faire tout d’abord cet apprentissage. On trouvera ces connaissances dans des ouvrages
spécialisés ou auprès des professionnels, et le présent article les suppose intégrées [3]. Par contre, l’animal récalcitrant à une éducation pourtant rigoureuse pourra bénéficier d’un
traitement floral.
Pour le chien trop "bavard" : HEATHER Plus que le chat, le chien peut manifester de grandes différences de comportement selon sa race. Certaines races sont placides et peu sonores, mais
néanmoins, le chien a globalement tendance à « s’exprimer » beaucoup plus que le chat. Si cette tendance, tout à fait naturelle, en vient à devenir excessive, on aura alors à faire à un
chien « Heather ». L’individu « Heather » centralise l’attention et veut qu’on l’écoute. Quand c’est un humain, il parle, parle, parle... quand c’est un chien, il aboie, constamment, y
compris sans raison.
Pour le chien rebelle : HOLLY ET VINE Le chien excessivement agressif bénéficiera de la prise de « Holly », indiqué pour réharmoniser toutes les émotions violentes : haine, jalousie seront
régulées par la prise de cet élixir. S’il est difficile à dresser, il sera du ressort de « Vine », indiqué pour les individus autoritaires, qui veulent constamment diriger leur
entourage.
Contre l’excès d’impatience Tendu comme une arbalète, notre canidé favori a à peine entendu « ...promener » qu’il est déjà prêt à pulvériser la porte ! S’il ne démarrait pas au quart de
tour ce ne serait pas un chien, et les fleurs de Bach n’en feront pas un chat... mais il y a des degrés, et si vraiment son impatience dépasse les bornes, donnons-lui... « Impatiens »...
qui, comme son nom l’indique, soigne l’impatience.
Le cheval : tremble, carcasse ! Crinière frémissante, le cheval hume la brise et tout à coup, lâchant un hennissement, il part comme une flèche. Qu’a-t-il vu ou entendu qui le mette dans un
tel état ? Il semble toujours en éveil, prêt à réagir à quelque chose d’invisible, comme si le moindre souffle d’air le faisait trembler de peur... Comme « Aspen », c’est-à-dire le Tremble,
arbre bien nommé puisque le moindre souffle d’air agite et fait bruire ses feuilles « hyper anxieuses » qui s’inquiètent sans raison. Nous ne ferons pas du cheval un mollusque, mais là
encore il y a des degrés. La prise d’Aspen les aidera à devenir moins craintifs. Cet élixir convient d’ailleurs également au chien ou au chat qui ont peur sans raison. On peut valablement,
pour beaucoup de chevaux, prescrire un complexe Aspen / Mimulus / Impatiens.
Situations et comportements fréquents
Certaines situations et certains comportements sont très caractéristiques des animaux de compagnie, avec des particularités propres à chaque espèce : il est fréquent de voir des chats ou
des chiens abandonnés lors des départs en vacances. D’autre part l’animal, comparé à l’être humain, est plus en prise avec des « émotions de base » très tranchées comme la colère ou la
peur.
Faisons un tour d’horizon des problèmes les plus fréquemment rencontrés.
l’animal abandonné : « Star of Bethlehem » ou « remède d’urgence » contre le choc, « Chicory » pour lui éviter de devenir excessivement dépendant de ses nouveaux maîtres, Mimulus pour au
contraire qu’il n’ait pas peur d’eux.
l’animal agressif : « Holly », indiqué également lorsqu’un nouvel animal ou un enfant arrive à la maison, ce qui implique un partage de territoire ou d’affection. Cet élixir désamorce en
effet toutes les émotions violentes, non seulement la haine mais aussi la jalousie. On ne pourra pas supprimer la relation dominant/dominé à l’intérieur d’une espèce.
l’animal trop dépendant : Chicory.
l’animal et les parasites : « Crab Apple » l’aidera à faire peau ou poil neufs, mais une alimentation de bonne qualité est un facteur d’équilibre incontournable à ce niveau, ainsi que le
recours au vétérinaire et l’apport de compléments alimentaires adaptés.
L’animal transplanté ou confié provisoirement à d’autres personnes : « Walnut » pour s’adapter au nouvel environnement, « Mimulus » contre la peur, « Star of Bethlehem » contre le choc.
Les chocs ou accidents divers seront du ressort du « remède d’urgence », composé de cinq fleurs qui fait cesser l’état de choc et aide au rétablissement, ce qui ne dispense évidemment pas
des soins vétérinaires. Ce remède est également indiqué à chaque fois qu’un problème de santé surgit brutalement. Il est toujours intéressant d’essayer le remède d’urgence lorsque l’on ne
sait pas quoi faire. On y trouvera fréquemment au moins une amélioration. En attendant la visite chez le vétérinaire, le chat qui se gratte l’oreille frénétiquement réagira souvent
favorablement à quelques gouttes étalées derrière le pavillon et, s’il est de bonne composition, sur le pavillon et un peu à l’intérieur, mais attention : pas dans le conduit auditif.
La relation Homme - Animal : quand c’est le maître qui doit se soigner
CHICORY : l’amour destructeur Deux problèmes diamétralement opposés se rencontrent fréquemment dans le comportement de l’homme vis-à-vis de l’animal : le maître peut être excessivement
possessif, ne laissant pas l’animal vivre sa vie, ou être au contraire excessivement préoccupé du bien-être de celui-ci. On retrouve le premier comportement chez les parents qui manifestent
vis-à-vis de l’enfant un amour apparemment débordant, mais en fait très égoïste et captateur (« après tout ce que j’ai fait pour toi... ») : c’est le profil « Chicory », dont l’amour béant
est un puits sans fond jamais comblé et très destructeur. La prise de cet élixir aidera le maître à accepter, tout simplement, que l’animal... n’est pas un être humain. Il a un
fonctionnement et des besoins spécifiques à chaque espèce et qui doivent être impérativement connus et reconnus. Il n’est pas la simple projection des attentes et désirs de son maître.
RED CHESTNUT : la mère poule A l’inverse, la « mère poule » s’inquiète et s’auto détruit à la moindre anicroche, le plus petit événement prenant des proportions inquiétantes : et s’il était
gravement malade ? C’est alors « Red Chestnut » qui est indiqué.
Excès ou manque d’autorité : VINE ET CENTAURY Le maître de type « Centaury » ne sait pas dire « non » ou « stop », il se laisse déborder, exploiter : c’est l’animal qui commande le maître,
on n’arrive pas à lui fixer de limites. Au contraire, le maître de type « Vine » est excessivement autoritaire, le verbe haut, tout le monde doit lui obéir, constamment, en toutes
choses.
L’animal comme révélateur Tous ces problèmes vécus par l’être humain dans son rapport avec l’animal de compagnie seront fréquemment l’expression de problèmes plus globaux. L’animal sera
alors le révélateur d’une tendance pathologique chez le maître, à moins qu’il ne se produise une inversion entre vie publique et vie privée, ce qui est très courant également. On trouve par
exemple le maître qui souffre d’un excès d’affirmation à l’extérieur, et qui compense ce déséquilibre habituel par un comportement exactement inverse à la maison où il devient le «
domestique » de son animal favori.
Lorsque les problèmes émotionnels du maître sont suffisamment aigus et prolongés, l’animal lui-même pourra en être affecté profondément dans sa vie émotionnelle, jusqu’à vivre des types de
déséquilibres normalement réservés à l’humain.
« Tel chien, tel maître » ... Ou l’animal comme support de névrose Ce proverbe populaire se vérifie fréquemment, et pas seulement chez le chien. L’animal livré à lui-même a plutôt des
émotions « utiles » : il répond à des besoins vitaux, ne se met pas en conflit avec lui-même (pas de névrose), ne pousse pas le conflit avec autrui au-delà de la stricte nécessité (pas de
tendance caractérielle), ne réfléchit pas sur la comète... L’animal sauvage a des émotions, mais elles sont simples, en relation directe avec des situations fondamentales : amitié, faim,
agression, reproduction... Beaucoup de complications humaines lui sont donc épargnées. La domestication réintroduit le cas échéant ces complications, par un phénomène de projection que l’on
peut souvent constater de façon frappante, en positif comme en négatif : le maître calme qui a un berger allemand placide, le maître agressif qui a un mini chien prêt à manger tout le monde
sont des exemples certes caricaturaux mais que nous avons tous eu l’occasion de rencontrer. Il ne faut certes pas tomber dans une psychologisation outrancière de la relation homme-animal :
celui-ci a aussi un caractère inné, mais indéniablement les phénomènes de projection existent, les deux facteurs se conjuguant dans des proportions variables.
L’animal thérapeute Heureusement l’animal ne pose pas que des problèmes, et ne fait pas qu’intégrer les déséquilibres de l’humain de service. Lorsque tout se passe au moins à peu près bien,
il garde son équilibre et se révèle alors thérapeute hors pair, doté de précieuses qualités : amour inconditionnel, innocence, et surtout une infinie capacité à vivre l’instant présent.
Qualité irremplaçable à notre époque hyper-cérébralisée ! Remède fiable à la solitude, au manque d’affection, aux excès pathologiques de réflexion, aux stress de toutes sortes, l’animal
domestique symbolise et rétablit concrètement ce rapport avec la nature que nous perdons trop souvent. Contre l’anxiété, le chat est un « remède » à l’efficacité prouvée. Il interviendra
aussi très favorablement dans des symptômes tels que les colites et dans diverses sortes de douleurs, et ira souvent spontanément se lover sur la personne et la zone malades. Pour les
hyperactifs, rien de tel qu’un chat pour apprendre à ne rien faire. Le chien, avec son comportement en forme d’éclat de rire, est un auxiliaire incomparable pour réapprendre à sortir, voir
du monde, aller spontanément vers l’autre. Il aide l’introverti à sortir de sa coquille et à nouer des contacts. Le cheval, symbole de la puissance musculaire mise au service des grands
espaces, est à lui seul une école de maîtrise et de dépassement de soi. Certes l’équitation, pour différentes raisons, n’est pas une pratique accessible à tous. Mais le simple contact
régulier avec le cheval permettra aux individus aspirant à plus de plénitude d’apprendre à dominer et intégrer leurs impulsions pour en faire un tout coordonné en vue d’un but distant ou
élevé. Seul bémol à cette « thérapie par l’animal » : on choisit souvent le semblable plutôt que le complémentaire. Heureusement, même ainsi, c’est déjà une puissante source
d’équilibre.
Dans le rapport entre l’animal et l’homme, les fleurs de Bach amènent aux deux parties un équilibre de bon aloi, d’où puisse découler une relation fructueuse. Les potentialités de la
thérapie florale sont donc nombreuses et se situent à plusieurs niveaux. De multiples possibilités n’ont pas été abordées ici, en particulier le développement de la communication avec
l’animal, en nous et hors de nous. En effet, si l’on pousse la réflexion, le rapport homme/animal de compagnie repose en fin de compte sur ce principe : chaque animal nous renvoie à une
partie de nous-même avec laquelle nous pouvons renouer le contact.
© Jacques David. Cet article est soumis aux lois sur la propriété intellectuelle. Pour toute reproduction, contacter l’auteur (voir fiche auteur en haut de la marge de gauche). Logo fleur
déposé auprès de l’INPI.
[1] Biocontact - BP 8 - 81601 GAILLAC cedex.
[2] Elixir de la FES, Flower Essence Society.
[3] La même remarque vaut pour le chat : son mode de fonctionnement doit être connu et compris par le maître, faute de quoi il en résulte nécessairement des déséquilibres pour
l’animal.